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Mercredi 20 février 2008 3 20 /02 /Fév /2008 12:43

Un de mes défauts, de loin le plus néfaste, c'est de laisser tout au dernier moment. De commencer mille choses et n'en finir aucune...Ok, cela fait deux défauts...Comme écrire dans le blog par exemple...
Bref, je vais rattraper mon retard, trois ans après la bataille. Pourtant, même si je ne suis plus en vacances, je ne croule pas non plus sous le boulot. J'ai eu tout juste deux semaines de cours, si on peut les appeler comme ça: la première dans le laboratoire, blouse blanche et gants de sortie, façon les Experts. Je me suis retrouvée à découper un pauvre poisson, histoire de voir ce qu'il avait à l'intérieur. Quelques manipulations, et on a pu contempler le résultat (loin d'être satisfaisant) sous le microscope. Je n'aime pas ça, ça me file le tournis. Rester deux heures à fixer une lumière trop forte pour les yeux, à dessiner l'image cellule par cellule (véridique), ça rendrait fou n'importe qui.
La seconde semaine, oh joie! Cinq jours de conférence ET de microscope. Peu recommandé...J'admet que l'histologie et l'histopathologie des poissons et mollusques, et surtout ses applications, est très intéressante, mais là, c'était bien trop peu de temps et beaucoup trop d'informations d'un coup. Résultat, j'ai failli m'endormir le jeudi matin au bout de la troisième heure. Mon stylo s'est (heureusement) échappé de mes mains, ce qui m'a réveillé. Je dis "heureusement" parce que sinon, j'aurais pu m'endormir sans m'en apercevoir, ce qui dans une pièce minuscule, avec tout juste 15 personnes; aurait été assez mal vu!!
Enfin...vendredi dernier, la torture s'est achevée, laissant apercevoir le début de dix jours de vacances...Dix jours, j'adore ce master...un semestre en France à s'en couper les veines et un en Espagne à vivre la belle vie.
N'exagérons rien, je dois préparer un travail de dix pages...Pourrais-je m'y mettre au moins une semaine avant la date fatidique?? Rien n'est moins sûr...
L'avantage (il y en a un tout de même), c'est d'avoir connu mes...heu...camarades de classe (ça fait très collège cette expression, non?). Sympa...j'ai passé de bons moments avec eux. Au bout de trois jours, on a déjà fait une votation pour décider quel jour on ferait la fête...Apparement vendredi prochain. Je vais encore me coucher aux aurores...Je dis ça comme si j'aimais pas ça, en plus... 

Autre chose le désordre va avoir également raison de moi: j'avais raison, ma chambre n'a pas tenu bien longtemps, notamment avec mes affaires de sport dispersées un peu partout: baskets, short, pantalon, etc. Cale dit, j'ai une bonne excuse, il faut qu'elles sèchent d'un jour à l'autre...
Oui, j'ai recommencé le sport après une longue période d'inactivité des plus fustrantes. Je me suis bien rattrapée, et j'ai mis les bouchées doubles. Ca m'a valu 4 jours de douloureuses courbatures...J'ai également découvert que je ne possédais pas de triceps. Terrible ses séries à répétition au body pump (il s'agit d'un mélange entre aérobic et musculation...j'en reparlerai!), et aucune force dans les jambes (aie aie aie, le vélo!). Mais l'effort porte quand même ses fruits (encore heureux): je commence déjà à noter une amélioration...ah, ces abdos qui existent enfin, ou du moins qui apparaissent!! Alléluia!!!

Hum, avec tout ça, voyons si je trouve un moment pour visiter Bilbao, non?

Par Caz - Communauté : Chieuses et fières de l'être!
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Jeudi 24 janvier 2008 4 24 /01 /Jan /2008 12:34
Pour l'instant, ne nous leurrons pas, je suis toujours en vacances et je vis encore au ralenti. Pourtant j'ai une foule de choses à faire: me repérer...je le vois d'ici, une demi-heure pour trouver une simple baguette...le temps de découvrir où se cache la boulangerie...et le reste: comment se déplacer...encore que j'ai vu le métro, près de chez moi, impossible de le rater tellement c'est grand -Il faut dire qu'avant Bilbao était une ville peu accueillante, très industrielle et pleine de fumée. Aujourd'hui, elle a opté pour le tourisme, tout en originalité...toute une nouvelle ville à visiter (si j'ai le temps entre les cours et les sorties...)-, où faire du sport (reprenons les bonnes résolutions de l'année, histoire de ne pas trop ressembler à un boudin dans le bikini cet été (maudites anorexiques à la mode!!!), et puis bien sûr, se renseigner sur la fac (quand commencent les cours, où...ce genre de choses...)
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Pour l'instant, le ménage m'a occupé ...et permis d'éviter l'inévitable déprime de ces jours-ci...je ne connais personne (enfin si, une fille que avec qui j'ai travaillé il y a deux ans, mais encore faudrait-il que je l'appelle!!).
Bref, j'ai gentiment ramassé la poussière (qui aurait cru qu'un jour je dise ça, moi qui ait horreur de ça) et rangé mes affaires...Résultat, chambre parfaite...voyons combien de temps ça tient!

Cela dit, c'est la fin des vacances, et il faut en profiter...Un mois et demi pour les vacances de Noel, ça n'arrive pas tous les jours...de bonnes vacances, je dois dire! Pas comme l'été dernier... C'est vrai, quoi...Les vacances, c'est fait pour s'amuser, pour se détendre...Ou non. Deux mois avec mes parents et ma grand-mère, couchés à 22h00 tapantes, levés à 8, occupés à épier les moindres faits et gestes des voisins, tout en claimant haut et fort le droit à l'intimité et à la tranquilité. Voilà, faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais. C'est pas des vacances.

Rencontrer des membres lointains de ma famille, que je n'ai jamais vu de ma vie, ou dont je n'ai plus le souvenir, preuve que cela m'importe bien peu, est une autre activité. Passionnante. Comme avec cette femme, que je serais actuellement incapable de reconnaître dans la rue, et encore moins placer dans mon arbre généalogique. Comme si ça avait de l'importance. On me l'a présentée. Je rectifie, je me suis approchée du groupe, en allant chercher ma mère qui m'avait promis de venir me chercher immédiatement à la banque, avec son traditionnel Je-te-rejoins-je-parle-à-personne-dans-la-rue. J'aurais du m'en douter, mais je me suis encore fait avoir. J'ai l'habitude, alors j'ai rien dit. Enfin, disons que j'ai pas fait d'histoires, j'ai juste bougonné un peu, pour faire bonne mesure. Mais ma mère, ça passe par une oreille et ça sort par l'autre, si toute fois ça passe. Rien n'est moins sûr. Bref, l'inconnue a sauté les formes habituelles de politesse. Pas de bonjour, pas de comment ca va, juste une remarque bien placée sur mon teint étonnamment pâle après deux mois de vacances, avec la plage à cinq minutes en voiture. Et alors? Je me suis retenue de lui hurler que d'abord je prenais pas le soleil, et ensuite, qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire? C'est vrai, soit je reste blanche, soit je me brûle au second degré, même avec un écran total. Alors, malgré ce que peuvent dire le Cosmolitan ou le Vanity Fair dans leur numéro spécial été, je préfère avoir l'air malade que récolter un cancer de peau. Je ne me souviens plus exactement de ce que je lui ai dit, mais mon ton sec a mis aussitôt un point final à la conversation à peine entamée. Plus tard dans la voiture, ma mère m'a dit qu'elle était sympa. J'ai levé les yeux aux ciel. Moi aussi je peux être sympa quand je veux. Mais quand je veux pas, y'a rien à faire. Et là, y'avait définitivement rien eu à faire. C'est comme ça.
 

Mais l'été n'a pas été totalement perdu. Je suis partie en Italie. Une semaine. Sept villes. Et quelques kilos en moins à force de marcher. Je suis rentrée les pieds couverts de bandages, mais heureuse. A recommencer, le plus vite possible. J'ai jamais autant ri de toute ma vie. Et jamais autant stressé. Depuis le matin du premier jour où on a pris l'avion jusqu'à l'arrivée et le retour à la maison, en Espagne. Maria José et Emi, mes deux compagnes d'aventures ont vu que représentait la vie au quotidien avec moi. Et elles ont passé l'examen haut la main. Une sacré dose de patience, il faut le reconnaître. Enfin surtout Emi. Avec Mjo, j'ai encore choqué sur le thème désormais habituel. Plus précisement, on a eu encore la même conversation. Sur la religion. Une heure à discuter avec hargne. Elle, catholique vs moi, athée jusqu'au bout des ongles. La religion, je peux pas, quelqu'elle soit. Je veux bien être tolérante, mais certaines choses me dépassent. D'abord je crois pas en Dieu. Mais je suis pas contre la foi, attention. Chacun fait ce qu'il veut. Moi, si je crois, je préfère croire aux choses qui existent. Si j'ai des problèmes de fric, j'appelle ma mère, qui malgré nos différences sera toujours là pour me tirer d'affaire. Si je veux faire quelque chose, je crois en moi. Personne d'autre ne va le faire à ma place. Enfin bref, on a profité de la queue pour entrer au musée du Vatican pour se jeter nos remarques à la figure. L'ambiance religieuse autour de nous y a été pour quelque chose, sans doute. Mjo disait blanc, je répondais noir. Et Emi gris. Peace and love. Vous avez toutes les deux raison. Hein? Comment on peut avoir toutes les deux raison si on dit quelque chose de radicalement opposé? Je rigole au souvenir de cette conversation irréelle, mais sur le coup j'avais les nerfs à vif. Je savais plus comment y mettre un terme. Mjo me harcelait pour que je lui donne un argument convainquant pour pouvoir critiquer la religion. Au bout du dixième, je commençais à perdre pied. Quoi, dire aux gens ce qu'ils doivent faire, interdire le préservatif, faire du corps humain et de l'homosexualité des tabous, c'est pas des arguments? Comment ça, au M undefined oyen-Age, ils étaient méchants les curés et plus maintenant? Bien sûr! Aujourd'hui, ils se promènent avec leur auréole en lançant des billets de 500 euros aux gens dans la rue...Ce qui serait pas mal, d'ailleurs... Enfin bref, j'ai du supporter les typiques arguments du style "Oui, Dieu, il est tout gentil, mais les hommes sont tous méchants." Oh, les vilains hommes. Allez, tous en enfer! Les curés comme les autres. Et moi la première, je passe devant pour montrer le chemin.

C'est clair, la religion est un sujet qui me dépasse...

A part ça, on a pas eu de problèmes. Ou presque pas. C'est juste une façon de parler. Les deux premiers jours ont été éprouvants. On a failli rater l'avion, évidemment. On allait pas commenc undefined er le voyage sans se faire remarquer, quand même. Et courir à perdre haleine avec nos bagages dans tout l'aéroport en poussant les gens, c'était parfait.

 

On l'a finalement pris, ce maudit avion, mais on a bien failli avoir une crise cardiaque en même temps. Surtout Emi, qui n'avait jamais volé. Alors on lui a balancé des remarques du genre, "Si on s'écrase, y'a pas de risques de rester tétraplégique, au moins." ou "On est assises au fond, si on tombe, on a une chance de s'en sortir." Charmant. De toute façon, avec le stress de l'aéroport, elle a pas eu le temps de trop y penser, et avant qu'elle s'en rende compte, on était déjà à Venise.

Et là, le premier problème qu'on a rencontré, c'ét undefined ait que les italiens parlent l'italien. Pas l'espagnol ni le français. Etonnant, quand même!

 

Et quand Mjo a demandé comment on disait capuccino en italien, j'ai vraiment compris qu'on serait pas au bout de nos peines. "Je sais pas, Mjo, capuccino, peut être, mais il faut que tu agites la main. Comme ça, pour que les gens pensent que t'es d'ici." Elle a ri, avec ce grand sourire que j'adore, parce qu'il respire la joie de vivre et qu'il est si contagieux. Embêter et me moquer de Mjo a été mon occupation numéro un de ce voyage, tout comme pendant nos années de fac. Depuis le temps que je la connais, elle a l'habitude. Et comme elle a perdu une grosse partie de sa naiveté pendant les dernières années, elle sait maintenant répondre. Je suis toute fière d'elle. C'est pas encore parfait, mais au moins, je n'ai plus affaire à la toute gentille Mjo d'il y a cinq ans. Elle a gagné en sarcame et ne se laisse plus marcher sur les pieds. Bravo, ma grande!

Pour Emi, c'est pas encore gagné. Je l'ai embêtée aussi, quand j'ai eu suffisamment de confiance. Il faut dire qu'avant ce voyage, on s'était rencontrées juste une fois. Evidemment, ca n'a pas été un obstacle pour m'acharner sur elle. Mais là, pas de réaction, en tout cas pas avant le quatrième jour, où elle a murmuré un timide "Are you sure?" quand je lui ai demandé poliment si elle voulait bien me laisser une place sur le lit. Tout un événement. Mjo et moi avons applaudi avec ferveur. C'était ridicule mais tellement vrai!

En tout cas, le voyage commençait bien...
Je m'égare, là...Tout cela n'a rien à voir avec Bilbao, mais j'aime bien parler de tout et de rien, juste comme me viennent les choses!

Par Caz
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Mercredi 23 janvier 2008 3 23 /01 /Jan /2008 20:30
Et un petit dernier pour me présenter: "C'est quoi ce bazar, j'ai pourtant fait tout comme il fallait....mais ça me donne pas pareil que les autres????"
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Par Caz
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Mercredi 23 janvier 2008 3 23 /01 /Jan /2008 19:51

J'avais oublié de le mettre...Pour ce qui ne connaissent pas, il s'agit d'un dessin copié de la BD de Blacksad, de Diaz Canales et Guarnido...Je vous le recommande...les BDs, pas mes dessins...


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Par Caz
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Mercredi 23 janvier 2008 3 23 /01 /Jan /2008 19:04

J'aurais pu m'acheter un petit journal rose avec un petit cadenas, mais c'est plus facile sur le clavier...Au moins, ma mère ne pourra pas le lire!

Je viens de déménager...3 heures de voyage, mon père au volant, et ma mère près de lui. Ses cris contre les files de camions qui font la course sur l'autoroute n'ont même pas pu me réveiller. Je me suis endormie contre la vitre inconfortable de la voiture...jolie marque au réveil. Normal quand on a dormi 2 heures en tout. Ma mère a bien fait une drôle de tête et s'est inquiétée pour mon état de santé...j'suis fatiguée, c'est tout...T'inquiété.

J'aurais pu lui dire que j'ai fait la fête jusqu'à 5 heures du matin, mais quelque chose m'a retenu. A 24 ans, je ne risque plus de me faire engueuler, pourtant...Tant pis, j'ai décidé de ne rien dire et faire la petite fille sage...

Tant mieux, parce que j'avais une bonne gueule de bois, après avoir carburer à la vodka toute la nuit (y'en avait même dans les crêpes), et à la bière (à la fin, vu qu'il restait que ça).

La fête, c'était bien...ou peut-être c'est l'alcohol qui me fait dire ça. En tout cas, ca été l'un des rares moments de complicité avec les gens de ma classe. Un semestre entier, et je n'en connaissais pas la moitié. Vrai, l'alcohol délie les langues...Tu parles avec tout le monde, et tout le monde te parle...Boissons, musique, il ne manquait rien. On a même eu un moment "boom" à danser en couple...Retour 10 ans en arrière, les "slows" et les petites approches dans le noir (discret...c'est toujours bon à prendre...Et puis, personne, ou presque, n'a rien vu!)...

Bref, une petite soirée sympa avant le départ, vers ma nouvelle destination, Bilbao, en Espagne. J'ai de la chance, je connais déjà quelqu'un, mais encore faudrait-il que je l'appelle...Donc pour l'instant, je me retrouve devant mes valises à défaire, ma nouvelle chambre à nettoyer et ranger, mon nouveau quartier à explorer...J'ai déjà repérer le supermarché et un terrain de basket pas très loin, pour mes jours sportifs...

Mes collocs ont l'air sympa...De toute façon, je n'en ai jamais rencontré un qui ne le soit pas au premier abord. Néanmoins, j'ai bon espoir. Ma chambre est assez spacieuse, 2 salles de bains pour 4 personnes, un grand salon...L'avenir pour les 6 prochains mois s'annonce prometteur...

Mais pour l'instant, la poussière m'attend!

Par Caz
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